dimanche 31 janvier 2016

Bigoli sauce au Vin rouge, Poireau, Pancetta et Ricotta salée


Premier Foodista challenge de l'année et première recette de pâtes (non, je blague ^^). 

Pour cet événement créé par Stéphanie de Cuisine moi un moutonDéborah de Maman pâtisse nous a proposé comme thème "la cuisine italienne"

Comme toujours deux contraintes : un plat en rapport avec l'Italie et une reprise des couleurs du drapeau italien soit dans le décor, soit dans les ingrédients. 

Le thème était bien évidemment très vaste mais mes idées se sont rapidement concentrées autour d'un petit indice laissé par Déborah : elle aime Venise (du moins il m'a semblé le comprendre). Et ça tombe bien... moi aussi ^^
Même si mes pérégrinations italiennes sont plus sardes, Venise est une ville que j'adore ! Je n'y vais qu'en période post-carnaval (quand il n'y a "personne" ou du moins bien moins de monde) et quand après une matinée à se promener dans les ruelles embrumées, on fini par déjeuner au soleil assis sur le bord d'une fondamenta, un panino al baccalà à la main... Mais je rêve et je m'égare. 

J'avais initialement pensé faire des beignets de Carnaval typiques de la Sérénissime mais pour le côté couleur ça n'était pas ça. Du coup je me suis tournée vers une autre spécialité venue de Vénétie : les bigoli. J'avais déjà eu l'occasion de vous les présenter lors d'une autre recette (bien plus typique que celle qui va suivre) et c'est un format qui ressemble à de très gros spaghetti. Très rugueuses - bien plus que des spaghetti - ces pâtes sont parfaite pour accrocher une sauce un peu liquide. 

jeudi 28 janvier 2016

Gratin de côtes de blettes au Pecorino


Pecorino sardo... le retour ! Oui je sais, ça ne fait pas bien longtemps que je vous ai proposé la dernière recette avec cet ingrédient mais que voulez-vous, quand on aime, on en met partout ^^

Cependant à la différence d'autres recettes pour lesquelles une substitution risque de donner quelque chose de moins savoureux, vous pouvez ici tranquillement utiliser un autre type de pecorino ou même un bon grana padano. Voire un fromage de brebis basque au regard de mes vagabondages fromagers... 

L'idée est encore une fois avec les côtes de blettes - si vous jetez un œil sur l'ensemble des recettes en contenant, le but est à chaque fois le même - d'en masquer un peu la saveur terreuse. C'est vraiment ce que je reproche encore à ce légume que j'ai longtemps détesté (je dois en manger depuis 5-6 ans seulement). Le gingembre s'est avéré être un bon allié et cette fois, le pecorino ne m'a pas déçue ;-) Sa saveur très puissante et un peu fumée se marie bien avec l'ensemble mais le domine très clairement. C'est positif si vous n'aimez pas trop les côtes de blettes, un peu moins si vous raffolez de leur saveur. 

Encore une fois j'ai utilisé de la chapelure de maïs à la fois en dessous pour absorber le surplus de liquide rendu par le légume (même très bien égoutté malheureusement)  et au dessus pour apporter un peu de croustillant supplémentaire. 

En somme une recette toute simple et délicieuse... pour les ennemis des côtes de blettes ^^  


lundi 25 janvier 2016

Mini galette des rois... salée !


Le mois de janvier touche bientôt à sa fin et voici la dernière "galette" de l'année. Les guillemets étaient plus que nécessaire au regard de la recette que je vous propose pour cette Battle Food

Pour cette 39ème édition, c'est Seb de Poivré Seb qui nous a proposé comme thème : 


Entre la galette des rois et Carnaval qui arrive à grand pas, c'était parfait ! Il fallait un peu d'innovation, de revisitation et de surprise. Avec une décoration chic, pailletée, scintillante ou colorée, j'ai choisi de sortir ma vaisselle dorée et mes assiettes à paillette ;-) 

Pour la galette, j'ai choisi de réunir la quasi totalité des idées proposées par Seb et de faire une galette mini et salée. Pour faire un repas 100% galette si le cœur - et l'estomac - vous en dit. 


Dans l'idée d'une préparation festive, j'ai utilisé une association qui fait plus Noël qu'Épiphanie : le boudin blanc et les pommes. Je ne sais pas ce qu'il en est ailleurs en France, mais dans la campagne autour de chez moi (et même chez mes grands-parents lorsque j'étais enfant) le boudin blanc était un mets festif par excellence. Ça n'est pourtant pas un ingrédient très cher - sauf à le prendre truffé - mais c'est peut-être sa douceur qui contrastait avec la nourriture de tout les jours beaucoup moins recherchée. 

Pour avoir une texture agréable en bouche (pâte feuilletée + boudin blanc c'est un peu sec), j'ai ajouté un fruit local qui se marie très bien avec les produits salés : la pomme sainte germaine. Pas particulièrement portée à être cuite en compote puisqu'elle est très ferme et parfaite à croquer, je l'ai choisi pour trois raisons : c'est une pomme locale (on la nomme aussi Reinette de Brive), elle a un goût très prononcé (ce qui lui permet de ne pas disparaître derrière la saveur des autres ingrédients) et surtout c'est une pomme d'hiver.   

Le résultat ressemble en fait à une petite tourte mais l'association du boudin blanc et de la pomme fait un délicieux sucré salé

vendredi 22 janvier 2016

Cotoletta alla milanese ou Wiener Schnitzel ? Escalope panée...


La recette du jour a plusieurs noms et plusieurs origines possibles. Ce qui est rassurant c'est que dans tous les cas elle est délicieuse ^^ 

Si jamais vous êtes passés par Milan, vous avez nécessairement rencontré dans un restaurant une escalope de veau très plate et panée. Mais si vous avez visité Vienne (et l'Autriche plus généralement) vous avez certainement eu l'occasion de déguster le même plat. Eh oui, qu'on les nomme cotoletta alla milanese ou wiener Schnitzel les préparations sont identiques ! Mais qui a eu en premier la délicieuse idée de paner une escalope de veau ? 

Comme toujours chacun va gratter dans les archives, on expose les témoignages de repas des siècles passés à la recherche de la première préparation de la fameuse recette, on discute longuement sur les éventuelles différences, etc. Alors ? Milanaise ou viennoise notre escalope ?

Disons qu'au delà des preuves présentées par chacune des parties, l'histoire plaide plutôt en faveur d'une influence autrichienne sur la gastronomie milanaise. Petit retour en arrière... Après la période florissante du Duché, Milan et sa région passent sous domination espagnole. Avec le début de la guerre de Succession, Milan est occupé par l'Autriche (à partir de 1706) et en 1713 est signé le traité d'Utrecht. S'il nous intéresse nous français à plusieurs titre, pour l'histoire de notre escalope de veau, il entérine la cession d'une partie du Milanais à l'Autriche. La ville restera sous domination autrichienne jusqu'en 1796 et l'arrivée de Napoléon Bonaparte.
Si les milanais ont peu probablement influencé la gastronomie autrichienne (je risque de me faire taper sur les doigts en disant ça ^^), ce presque siècle d'occupation a de grande chance d'avoir marqué la cuisine lombarde. En même temps, dans certains plats beaucoup plus anciens, elle ne sont pas si éloignées l'une de l'autre, la cassoeula à base de porc et de chou n'est pas sans rappeler différentes préparations d'origine germanique. 
Mais il est aussi fort possible que d'un même produit on ait préparé un recette identique. 

Inutile de vous le préciser, cette cotoletta ne peut en aucun cas (jamais ! mai ! never !) être servie avec des pâtes... Vous l'aurez compris je penche plus du côté italien dans la dégustation. Mais je ne pense pas qu'en Autriche on fasse ce genre de chose. Choisissez plutôt une petite salade ou des frites pour les plus gourmands. On sert aussi souvent une vraie côtelette de veau avec l'os mais c'est bien moins pratique à consommer. 

Ici c'est une version presque "mini" notamment puisque le grand jeu en Italie est de proposer la cotoletta la plus grande (qui dépasse de l'assiette) possible. Je suis restée sage sur la taille de l'escalope mais comme d'habitude assez exigeante sur la qualité de la viande... Je vous conseille de faire de même pour avoir un résultat parfait ;-)   


mardi 19 janvier 2016

Cacio e pepe... à la mode sarde {Pecorino sardo et poivre}


Avec le plat d'aujourd'hui, je fais un peu de concurrence à Hélène (et surtout à Dorian) puisque ça n'est pas une recette avec 4 mais bien avec seulement 3 ingrédients que je vous propose ;-) 

Grand classique de la cuisine romaine et du Latium en général, la pasta cacio e pepe porte en son nom sa recette : des pâtes, du fromage et du poivre. Vous admettrez que l'on peu difficilement faire plus simple niveau ingrédient ! 

C'est un plat très simple et très goûteux mais comme il m'arrive parfois de le faire, j'ai mélangé ici la tradition de Rome à un incontournable sarde : le pecorino. 

Si vous connaissez le plat traditionnel, vous savez sans aucun doute que celui-ci est aussi à base de pecorino. Mais de pecorino romano... L'Italie est riche de pecorini et plusieurs régions en fournissent d'excellent. Les plus connus sont sans aucun doute le pecorino romano, celui de Toscane (pecorino toscano), le sicilien (pecorino siciliano) et surtout celui de ma chère Sardaigne, le pecorino sardo.
Mais le terme de pecorino désigne tout simplement un fromage au lait de brebis (la pecora en italien c'est la brebis, d'où le nom de pecorino) ce qui implique - si je vais au bout de ma pensée - qu'un  Ossau-iraty pourrait porter ce nom si je devais le présenter à un italien. Mais alors pourquoi je vous raconte ça (les emprunts à Dorian deviennent un peu trop nombreux ^^) ? 

Parce que si le pecorino sardo et le romano partagent leur nom, ce sont deux fromages à la saveur différente (un peu comme si je vous présentait un comté et un gruyère). Il faut dire qu'en matière de pecorino sardo, ils sont également nombreux et varient au niveau du goût... De quoi laisser libre court à votre imagination - et en l’occurrence à la mienne - en matière de cacio e pepe ;-) 

Cette version sarde est donc - puisque le pecorino sardo l'est par rapport à son cousin romain - beaucoup plus forte en goût. Celui que j'utilise a aussi une caractéristique que j'affectionne particulièrement (mais que l'on ne retrouve pas toujours) : il a une saveur vaguement fumée sans l'être pour autant. Bref, c'est un peu un cacio e pepe puissance 10, parfait pour les amateurs de saveurs puissantes (et de brossage de dents répétitifs). 

La seule chose un peu compliqué de la recette, c'est d'être suffisamment rapide pour enrober les spaghetti de fromage. Mais si jamais vous vous ratez une première fois, vous pouvez être certains cela ne sera pas le cas la deuxième (quitte à vous faire aider en cuisine ;-) 

jeudi 14 janvier 2016

Chou-fleur frit au Sumac


S'il y a une épice moyen-orientale que j'adore, c'est bien le sumac. Un peu acide, il permet de remplacer le citron dans les périodes où il est absent et aurait des propriétés facilitant la digestion. A la maison je le consomme principalement avec du labné mais aussi saupoudré sur des salades ou dans de l'houmous (pas très traditionnel mais j'aime bien). 

Ici, il s'est adjoint à la recette après un premier test sans épice. 

Mais pourquoi frire le chou-fleur me direz-vous... Parce que c'est mille fois meilleur pardi ! 
C'est un peu honteux à avouer mais je fais partie de ces gens qui adorent tout ce qui est frit : les beignets sucrés, le poulet, le poisson, les fruits de mers, les légumes, et bien évidemment... les pommes de terre. Par chance, je n'ai pas de friteuse, ce qui limite un peu les dégâts sur les hanches. 

L'idée de frire le chou-fleur ne m'est pas venue toute seule - en réalité il ne me serait jamais venu à l'esprit d'essayer - mais une copine marocaine m'a dit que son mari n'acceptait de le manger qu'ainsi. Comme elle cuisine à merveille, je me suis décidée à tester (merci Malika :-) 

Verdict : désormais chez moi aussi on préfère le chou-fleur frit ^^ Mais on l'aime encore plus saupoudré de sumac. Le côté astringent de l'épice fonctionne très bien avec la friture et le goût plus décidé du chou. 

Ces petits bouquets de choux-fleurs font un excellent apéritif mais vous pouvez aussi les servir en entrée ou pourquoi pas en accompagnement d'un plat plus léger.


mardi 12 janvier 2016

Zuppa di farro - Soupe de petit épeautre {Souvenirs romains}


Ça n'est pas qu'il fasse bien froid mais le temps est tellement maussade que je suis en mode soupe presque tous les soirs... Pour faire revenir un peu de soleil et de couleurs dans les cuisines, celle que je vous propose aujourd'hui porte en elle toute la douceur de vivre et le soleil de Rome. C'est plutôt bien comme programme ;-)

Bon en réalité, à Rome aussi il fait parfois moche en hiver mais cette recette est une tentative de reproduction de la zuppa di farro d'un restaurant de la ville éternelle que j'adore. 
Armando al Pantheon c'est un petit restaurant situé (comme son nom l'indique) juste à côté du Panthéon. Si j'y suis allée, c'est parce qu'une amie qui avait fait ses études à Rome n'avait de cesse de mentionner ce lieu et sa soupe dont elle essayait en vain de récupérer la recette auprès de son amie Fabiana (qui oeuvre accessoirement dans les cuisines de ce restaurant avec son papa). J'ai eu l'occasion de passer un repas en Sardaigne avec elle - toujours grâce à cette amie commune - et le seul mot qui me venait à l'esprit c'était "pétulante". Tout ce que l'on peut imaginer de la femme italienne (exception faite de sa blondeur) en rondeur, en exubérance et en accent romain :-) 

C'est ainsi que la curiosité aidant, je suis allée goûter cette fameuse soupe. Je vous annonce tout de suite deux choses : 
1-elle est divine (oui, c'est bien d'une soupe dont je parle) 
2-je ne suis pas arrivée - moi non plus - à "craquer" la recette. La texture est différente mais le goût lui est très voisin. Pour les ingrédients, je suis assez certaine de mon coup ;-) 
Si jamais vous avez l'occasion d'aller à Rome, je vous conseille fortement cet endroit, non pas pour manger "italien" (ce qui en Italie a peu de sens) mais bien pour manger romain. La carte ne comporte d'ailleurs presque que des plats issus de la tradition laziale

En France - du moins à ma connaissance - on ne trouve que très difficilement du farro, c'est-à-dire des graines d'amidonnier (triticum dicoccum) mais son frère l'engrain ou petit épeautre (triticum monococcum) et vraiment très similaire. 

Voici donc la "presque" zuppa di farro de Armando al Pantheon, bien chaude, très gourmande et un peu ensoleillée.  

vendredi 8 janvier 2016

Gnocchetti sardes aux Artichauts et à la Ricotta salée


Aujourd'hui je vous propose une délicieuse recette qui mélange la tradition sarde à un produit qui pour moi incarne la Sicile : la ricotta salata

Lorsque je me suis retrouvée - oh joie - à la tête d'une petite ricotta salée, je me suis demandée comment j'allais pouvoir l’accommoder, en dehors des grignotages de rigueur. La ricotta salée est un fromage incontournable de la cuisine du sud de l'Italie et plus particulièrement de la Sicile où elle permet de préparer la célèbre pasta alla Norma. Mais ça n'est pas la saison de l'autre ingrédient phare de la recette : les aubergines. Du coup j'ai longtemps réfléchi à une sauce possible pour des pâtes (vous l'aurez compris, je n'ai à aucun instant envisagé un autre type de préparation). 

En ce moment, malgré la chaleur nous avons des choux, des endives, et quelques raves... Mais en moins local il y a aussi les artichauts

Vous le savez, pour moi les artichauts sont synonyme de Sardaigne (et de Rome parfois ^^). Je vous un véritable culte à ceux appartenant à l'espèce endémique sur l'île, si vous y avez goûté vous me comprenez certainement. Et le côté à la fois puissant mais très délicat de la ricotta salata ne pouvait que faire merveille avec.

Je vous avait présenté une sauce aux artichauts similaire il y a deux ans, toujours servie avec les fameux gnocchetti sardi. Cette fois c'est une proposition un peu plus gourmande... j'espère que vous l'apprécierez :-)  

mercredi 6 janvier 2016

Galettes des rois mignardises à l'Orange et à la Cannelle


J'inaugure cette année 2016 - en dehors des voeux bien évidemment - par une recette sucrée mais surtout par une participation à la Bataille food. Je crois que c'est la première fois et cela me fait d'autant plus plaisir ! Je n'ai raté qu'une seule édition de ce défi lancé par Jenna et depuis le départ, c'est un événement que j'attends avec impatience ! Il faut dire que le côté "à 18 heures le carrosse se change en citrouille et les recettes sont publiées" réjouie l'enfant impatient qui sommeille en moi :-) 

Cette fois c'est Bénédicte de Douceurs maison qui est aux commandes et elle nous a proposé comme thème pour cette Bataille food 30


Il y avait deux ingrédients imposés : un ingrédient orange et une épice
Pour l'ingrédient orange, j'ai choisi la facilité et j'ai choisi... l'orange ! Elle est présente sous deux formes : l'orange confite et l'eau de fleur d'oranger. Cette combinaison est à la fois guidée par la gourmandise (le côté orange confite) et par la volonté de ne pas se laisser submergée par mon épice, la cannelle. J'ai donc ajouté un peu d'eau de fleur d'oranger pour permettre aux deux de s'exprimer. 



vendredi 1 janvier 2016

Meilleurs vœux pour 2016 !


Très belle année 2016 à tous !!!


Je vous souhaite une année heureuse, chaleureuse, gourmande et pleine d'amour.

Et comme toujours j'espère avoir le plaisir de vous retrouver tout au long de cette année...


Encore merci pour votre fidélité.


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