mardi 30 avril 2013

Mini Clafoutis olives noires et tomates séchées

En étant en Limousin, je m’apprête déjà à me faire jeter des pierres... "Quoi ! Un clafoutis sans cerises ! Et salé en plus !?!" Mais Petite cuillère fait fi de la vindicte populaire à laquelle elle participe pourtant bien volontiers d'habitude... Je suis la première à hurler à l'hérésie quand je vois des clafoutis aux pommes.
Soit-dit en passant, le clafoutis aux pommes n'existe pas car la recette s'appelle (en Limousin au moins), une flognarde. C'est la même recette que le clafoutis mais... avec des pommes (je sais, la différence est très subtile ;-)
Donc puisque je mérite d'emblée un carton rouge, je vais pousser le vice jusqu'au bout et remplacer le lait par de la crème (ce que je fais aussi dans le vrai clafoutis) et supprimer la farine (un peu de parmesans à la place). Avec cette modification, le résultat est très crémeux et le parmesan ajoute un petit côté méditerranéen à cette recette estivale :-)


Mini Clafoutis olives noires et tomates séchées (pour 2 personnes)
140 g de crème fraîche épaisse
100 g d'olives dénoyautées
30 g de parmesan fraîchement râpé
2 gros œufs
1 cc d'origan
2 moitiés de tomates séchées
Un peu de beurre et de farine pour le moule

Préchauffer le four à 180°C. Dans un saladier, mélanger les œufs avec la crème et bien mélanger jusqu'à obtenir un mélange bien homogène. Ajouter le parmesan et mélanger à nouveau. Saler (sauf si vos tomates séchées sont conservées sous sel) et poivrer.

Détailler les tomates séchées en petits cubes. Si elles étaient conservées sous sel, bien les rincer avant afin d'éliminer le plus de sel possible et ne surtout pas saler la crème ; si elles étaient conservées dans l'huile, bien les égoutter sur du papier absorbant afin de retirer un maximum d'huile. Beurrer puis fariner légèrement des ramequins, répartir les olives le fond puis verser la préparation à base de crème et ajouter les tomates séchées. 

Enfourner pour 30 minutes, jusqu'à ce que la crème soit bien prise et le dessus des clafoutis légèrement dorés. Démouler les clafoutis et les servir chauds ou froids. 

vendredi 26 avril 2013

Quiche aux épinards et au Bleu d'Auvergne

Une des raisons pour lesquelles j'adore les quiches, c'est qu'elles se prêtent bien à toutes les variations et les inspirations culinaires. Et du coup aujourd'hui, c'est un peu recette du frigo. J'aime bien ce moment où on se retrouve face à lui - un peu dégarni si on arrive en fin de semaine - et où on se demande ce que l'on va bien pouvoir concocter avec son contenu parfois pas toujours évident ("deux carottes, un bout de fromage et un pot de crème fraîche ?!?").
Mais mon frigo est encore suffisamment gentil en cette fin de semaine pour me proposer des combinaisons viables ;-) 
Je vous l'ai dit, j'ai beaucoup d'épinards en ce moment... Donc quiche aux épinards. Avec quoi pour lui donner un peu de relief ? Pourquoi pas ce petit bout de Bleu ? Vendu ! Prête en un tour de main (un petit peu plus si la pâte brisée n'est pas préparée à l'avance), cette quiche est savoureuse. Et puis, ça n'est pas moi qui l'ai inventé, les épinards et les fromages à pâte persillée, c'est un mariage qui fonctionne :-)


Quiche épinards et au Bleu d'Auvergne (pour 4 personnes)
Pour la pâte brisée :

250 g de farine
125 g de beurre froid en dés
50 ml d'eau
1 jaune d'oeuf
5 g de sel fin (une cc bombée)


Pour la garniture :
200 g d'épinards frais
150 g de ricotta
60 g de Bleu d'Auvergne
2 cs de crème fraîche
2 œufs
3 cs de parmesan fraîchement râpée
Sel, poivre

Préparer la pâte brisée. Mélanger le sel à la farine tamisée. Ajouter le beurre coupé en dés et travailler comme pour faire des sablés. Ajouter l'eau et le jaune d'oeuf et travailler pour former une pâte bien homogène. Former une boulet et la couvrir pour la laisser au frigo pour au minimum deux heures.

Dans une poêle antiadhésive chaude, faire revenir les épinards afin d'en retirer un maximum d'humidité. Pendant ce temps, battre les œufs en omelette et y ajouter la ricotta et la crème. Bien battre afin d'obtenir une préparation sans grumeaux. Saler et poivrer. 

Préchauffer le four à 180°. Étaler la pâte brisée et la déposer dans un moule beurré et fariné. La piquer à la fourchette et, recouverte de papier cuisson puis de billes de cuisson (ou des légumineuses) et enfourner pour 10 minutes.

Dans le fond de la quiche, déposer les épinards, le Bleu découpé en petit cubes et recouvrir de la préparation à base d’œufs et parsemer de parmesan râpé. Enfourner à nouveau pour au moins 20 min jusqu'à ce que la surface devienne dorée. 


mardi 23 avril 2013

Gnocchi à la crème d'épinards

Lors de mes tribulation sur un réseau social bien connu, j'ai croisé une discussion sur la page de Juls'kitchen sur les gnocchi sans œufs. Par habitude, je les réalisais toujours avec de l’œuf et je n'avais jamais envisagé de faire différemment  persuadée que cet ingrédient - étant le liant dans la recette - était indispensable. Intriguée, j'ai décidé d'essayer sa recette
Je dois avouer que la différence entre les deux possibilités - au niveau du goût - est presque imperceptible, les deux versions sont aussi bonnes l'une que l'autre. 

Pour accompagner ces gnocchi, je me suis servie de ce que j'ai le plus sous la main cette semaine, les épinards. Ma gentille maraîchère en ayant plein en ce moment, je suis repartie à la tête d'au moins un demi kilo de jolies feuilles d'épinards. Voici donc des gnocchi qui jouent les Popeye ;-)



Gnocchi à la crème d'épinards (Pour 4 personnes)
Pour les gnocchi :
500 g de pommes de terre à chaire farineuse
125 g de farine + un peu
Noix de muscade
Sel

Pour la sauce :
200 g d'épinards frais
100 g de ricotta
2 cs de pignons de pin
2 cs d'huile d'olive
4 cs de parmesan fraîchement râpé
Sel, poivre

Faire cuire les pommes de terres (avec leur peau préalablement lavée à l'eau claire) dans un grand volume d'eau salée. Lorsqu'elle sont bien cuites, les égoutter, les éplucher puis les écraser tout de suite (elles doivent être encore bien chaudes) en purée. Déposer le tout sur un plan de travail farinée et laisser refroidir. Saler et ajouter un peu de noix de muscade râpée.

Creuser une fontaine au milieu de la purée de pomme de terre et y verser la moitié de la farine. Former une boule avec la purée et ajouter petit à petit la farine (un peu plus de 125 g peut être nécessaire, tout dépend en réalité de la consistance des pommes de terre). Former une pâte homogène.

Couper une petite partie de la boule de pâte et former un serpentin de l'épaisseur d'un doigt. Le découper en petits bouts d'environ 1 cm de longueur. Rouler chaque gnocco dans le creux d'une fourchette pour former les petites lignes.

Les fariner et les disposer les uns à côté des autres. Pendant ce temps, préparer la sauce pour les gnocchi. Laver les épinards et les faire revenir à feu doux dans une poêle antiadhésive afin de leur retirer un maximum d'eau. Saler et poivrer. Dans une autre poêle, faire légèrement griller les pignons de pin. Dans un mixeur, verser la ricotta, les épinards, les pignons de pin, l'huile et le parmesan. Bien mixer l'ensemble jusqu'à l'obtention d'une crème. 

Dans une casserole, porter un grand volume d'eau à ébullition, saler et y verser les gnocchi. Dès qu'ils remontent à la surface, ils sont cuits et peuvent être retiré de la casserole à l'aide d'un écumoire (pour ne pas les écraser). Les enrober de sauce et servir immédiatement.

dimanche 21 avril 2013

Broyé du Poitou

Le Broyé du Poitou... oui, oui, le Broyé, pas le Baudet du Poitou (un petit âne un peu rasta originaire de cette région). 
Si vous connaissez le Baudet, c'est déjà que vous connaissez de près ou de loin le Poitou. Mais si vous savez ce qu'est le Broyé, alors il y a une chance sur deux pour que vous soyez poitevin ;-)

Ce gâteau, emblématique de la région, tient son nom du fait qu'on ne le coupait jamais au couteau - et c'est d'ailleurs toujours le cas - mais qu'on le cassait, le broyait, afin de pouvoir le partager. Aujourd'hui c'est un gâteau que l'on mange en toute occasion (il est parfait pour le goûter ou même au petit-déjeuner), mais il était originellement un gâteau de fête que l'on proposait à ses voisins et amis dans les grandes occasions. C'est encore le cas aujourd'hui dans beaucoup de mariages où vous trouverez du Broyé au vin d'honneur. 

La recette est presque immuable même si celle que je vous propose ici est aussi dans une version sans alcool, puisque l'on peut avantageusement le remplacer par de la fleur d'oranger. La recette de base, je la tiens d'une voisine de mes grands-parents. Mon grand-père est originaire d'un petit village, Nouaillé-Maupertuis, et c'est là que j'ai passé une bonne partie de mes vacances étant enfant. J'ai le souvenir de cette dame qui arrivait souvent à l'heure du café avec un broyé (ou d'autres douceurs du même genre). Une fois adulte, je lui ai finalement demandé comment on fabriquait le Broyé. Comme beaucoup, elle n'avait pas de recette écrite (c'est un peu le fameux "Combien j'en mets ?" "Boh une poignée comme ça" qui peut parfois faire le malheur des apprentis cuisiniers) et je me suis retrouvée - à mon grand plaisir - embarquée dans un après-midi pâtisserie, après-midi lors duquel j'ai aussi appris à faire les Macarons de Montmorillon, mais ça, ça sera l'objet d'une autre recette ;-)


Broyé du Poitou (pour environ 10 personnes)
500 g de farine
250 g de sucre
250 g de beurre mou
1 gros œuf
3 CS de rhum environ (si vous aimez le goût, vous pouvez aller jusqu'à 5) ou 2 CS d'eau de fleur d'oranger
1 pincée de sel

Dans un grand saladier, disposer 400 g et la mélanger avec le sucre et la pincée de sel. Former un puits au centre de la farine et y verser l’œuf battu, le rhum (ou la fleur d'oranger) et le beurre mou découpé en dés.  Mélanger rapidement afin d'obtenir une boule de pâte semblable à celle d'un sablé. Laisser la boule au réfrigérateur, recouverte de papier film pendant au moins 30 minutes. 

Préchauffer le four à 180°. Sur un plan de travail légèrement fariné, étaler la pâte afin d'obtenir un rond d'environ 1 cm d'épaisseur. Cela peut être un peu plus en fonction de ce que vous préférez, plus le broyé est épais, plus il restera moelleux. Déposer le broyé sur la plaque du four recouverte de papier cuisson et décorer la surface avec les pics d'une fourchette (traditionnellement, on fait un quadrillage). 

Enfourner le broyé dans le four à 180° pendant au moins 25 minutes. 

Servir sans le découper, mais en le cassant petit bout par petit bout. 

NOTES : 
- Le broyé se conserve très bien pendant une semaine dans une boîte hermétique. 
- Vous pouvez aussi faire des petits broyés (comme ceux de la photo), dans ce cas, il faut diminuer le temps de cuisson de quelques minutes.

vendredi 19 avril 2013

White Tiramisù {coco and lime}

Si vous êtes déjà passé par ici, vous connaissez certainement mon amour du Tiramisù. C'était mon meilleur copain pendant mes années d'étudiante (micro cuisine et pas de four) et il est resté un bon ami même une fois que j'ai eu un four (mais ma cuisine est toujours une micro cuisine :-) 

La variante que je vous propose aujourd'hui est un joli tiramisù couleur neige. La recette d'origine est celle d'une amie italienne dont je vous ai déjà parlé pour les Frittelle lunghe sarde. Lors d'une soirée sushis préparés par A., S. (je sais, ça fait une peu rapport de la stasi comme ça) avait préparé le dessert. Un très beau tiramisù, esthétiquement bien supérieur à la photo que vous avez ici. Mais ce qui m'a surtout marqué (au delà de la beauté du dessert), c'est véritablement son goût. Un mélange très frais (avec le citron vert et la noix de coco) et très crémeux. 
Donc après avoir obtenu la recette, la première réalisation a été rude pour mes nerfs. Je me suis rapidement mise à grogner en me plaignant parce que le mélange crémeux n'était pas crémeux mais... liquide :-(
Pourtant, comme je ne me laisse pas abattre (et que j'ai toute confiance dans les talents culinaires de S.) et bien j'ai monté mon tiramisù et je l'ai laissé au frais pendant une nuit. Et... oh ! surprise ! Le mélange avait "pris" pendant la nuit et le tiramisù était extrêmement crémeux. 
Du coup, je vous livre sa recette avec tout de même de légères modifications issues de ma pratique personnelle (et de mon amour pour limoncello aussi ;-)



White Tiramisù (pour 8 personnes)
500 g de mascarpone
5 œufs extra-frais
36 biscuits à la cuillère
5 grosses CS de sucre
250 ml de crème fleurette
120 ml + 40 ml de lait de coco
50 g de sucre glace
Le zeste de 2 lime
2 cc de limoncello (facultatif)
Un peu de noix de coco râpée pour la décoration

Dans deux grands saladiers, séparer les jaunes des blancs. Fouetter les jaunes avec les 5 CS de sucre jusqu'à ce que les jaunes blanchissent et deviennent mousseux. Ajouter le mascarpone petit à petit en travaillant le mélange jusqu'à ce qu'il soit bien homogène et surtout sans grumeaux. Ajouter les 120 ml de lait de coco et le zeste des deux lime. 

Monter la crème fleurette bien froide en chantilly. Quand elle commence à monter, ajouter le sucre glace petit à petit tout en continuant à battre. Mélanger très délicatement la chantilly au mélange à base de mascarpone. 

Monter les blancs en neige bien ferme et les ajouter au mélange précédent toujours très délicatement (afin de ne pas faire redescendre les blancs). La crème ainsi obtenu sera mousseuse mais pas crémeuse. 

Déposer au fond du plat (de dimension 20x40 et d'une hauteur d'à peu près 6cm) une fine couche de crème. Recouvrir (face sucrée vers le haut) de biscuits à la cuillère dont la partie basse (celle sans sucre) aura été à peine trempée dans un mélange limoncello et lait de coco (les 40 ml restant). Les recouvrir ensuite d'environ 1cm de crème et répéter l'opération jusqu'à épuisement des biscuits (il faut tout de même laisser une couche épaisse de crème à la fin).

Saupoudrer la surface avec de la noix de coco râpée et laisser reposer au moins 12 h au réfrigérateur, recouvert de papier film transparent.

Servir bien frais en décorant éventuellement avec des petites tranches de lime. 

mercredi 17 avril 2013

Maccheroni aux têtes de choux

Ces derniers temps, un légume un peu inhabituel est apparu sur les étals des marchés, j'ai nommé les têtes de choux. Pour avoir - comme à chaque fois - passé pas mal de temps à discuter avec ma maraîchère préférée, j'ai obtenu quelques explications (et je suis repartie avec un joli bouquet de têtes de choux). Le fameux légume n'est temporaire que par son existence elle-même très éphémère. Il s'agit en réalité des choux (de Bruxelles ou brocoli) montés et ce, juste avant qu'ils fleurissent. Il reste donc peu de temps pour les récolter (et en fonction de l'endroit où vous vous trouvez, elles ont peut être déjà disparu !). 
Et comme j'aime bien les pâtes, et bien j'ai adapté une recette que je fait habituellement avec des brocolis (le goût des têtes de choux est très proche, mais en beaucoup plus délicat). 

La photo rend bien ce que sont les feuilles des têtes de choux puisqu'une fois cuite (avec un peu de bicarbonate pour leur garder leur belle couleur et les rendre digestes) elles ressemblent un peu à des petites algues :-)



Maccheroni aux têtes de choux (pour 2 personnes)
250 g de Maccheroni (ou d'un autre type de pâte courte striée)
1 bouquet de têtes de choux (environ 200 g)
6 filets d'anchois à l'huile
Une pincée de piment de cayenne
1 gousse d'ail
2 cs d'huile d'olive
Un peu de chapelure (facultatif)
Sel

Bien nettoyer les têtes de choux et retirer les parties les plus dures. Couper grossièrement et plonger 5 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante avec une cc de bicarbonate et une petite poignée de sel.

Bien égoutter les têtes de choux et réserver. Dans une poêle, faire revenir l'ail émincé dans l'huile avec la pincée de piment. Une fois l'ail devenu translucide, ajouter les filets d'anchois et les laisser se déliter dans l'huile afin de former une sauce. Ajouter les têtes de choux et laisser cuire environ 10 minutes (ou le temps de cuisson des pâtes). 

Plonger les pâtes dans un grand volume d'eau salée bouillante. Une fois qu'elles sont cuites, bien les égoutter et bien les mélanger aux têtes de choux. Parsemer de chapelure et servir immédiatement. 

mardi 16 avril 2013

Tartelettes de laitue

Vous avez peut-être déjà eu l'occasion de vous en rendre compte, je n'aime pas jeter, ce qui fait que j'ai tendance à utiliser le plus possible un produit. Et comme je suis une grande mangeuse de salade sous toutes ses formes, je me retrouve souvent à la tête de beaucoup de feuilles un peu abîmées donc pas assez jolies pour être mangées crues, mais tout à fait consommables. Puisque la saison des soupes est passée (avec le grand classique de la soupe de laitue revenue dans un peu de lard pour parfumer ;-), voici une recette pratique qui permet de "recycler" à la fois les restes de salade et les éventuels restes de pâte brisée. 

La tartelette a une petite touche méditerranéenne (on ne se refait pas...) avec des anchois, des pignons et des raisins secs. C'est un mélange classique en Sicile, que l'on fait aussi dans les pâtes (un véritable délice). Et puisque j'étais d'humeur sicilienne, et bien j'en ai profité pour aller jusqu'au bout et j'ai ajouté de la pistache de Bronte, cadeau de Sophie de La Conque d'Or, un blog plein de belles recettes siciliennes (si vous aimez les pistaches, allez voir son pesto).

Une recette simple pour le retour (enfin) de la belle saison :-)




Tartelettes de laitue (pour 4 personnes)

Pour la pâte brisée (on utilisera que la moitié, l'autre peut être congelée):
250 g de farine
125 g de beurre froid en dés
50 ml d'eau
1 jaune d'oeuf
5 g de sel fin (une cc bombée)

Pour la garniture :
Salade verte (environ 500g) ici un mélange de laitue et de feuille de chêne brune
6 petits filets d'anchois à l'huile d'olive
20 g de pistaches en poudre
1 CS bombée de pignons de pin
1 CS de raisins secs
1 pincée de piment
1 petite échalote
1 gousse d'ail
2 CS huile d'olive
Sel

Préparer la pâte brisée. Mélanger le sel à la farine tamisée. Ajouter le beurre coupé en dés et travailler comme pour faire des sablés. Ajouter l'eau et le jaune d'oeuf et travailler pour former une pâte bien homogène. Former une boulet et la couvrir pour la laisser au frigo pour au minimum deux heures.

Laver la salade et bien l’égoutter. La couper grossièrement en lanières. Dans une poêle, faire doucement revenir l'ail et l'échalote émincés avec l'huile d'olive. Lorsque l'échalote devient transparente, ajouter le piment, les raisins secs et les filets d'anchois. Bien mélanger (les anchois doivent se déliter pour former une sauce) puis parsemer de la moitié des pistaches en poudre et des pignons de pin. Ajouter la salade et laisser cuire jusqu'à ce que le mélange perde toute son humidité et que la salade soit bien tendre (il peut être nécessaire d'ajouter un peu d'eau). Retirer du feu et saler. 

Préchauffer le four à 180°. Étaler la pâte brisée et faire des petits disques de 8 à 10 cm de diamètre. Y répartir de la salade cuite et enfourner pour 20 minutes à 180°.

Sortir les tartelettes du four et les parsemer du reste de pistache.

dimanche 14 avril 2013

Seadas

Encore une fois, nous allons franchir les frontières et prendre l'avion (ou le bateau) direction la Sardaigne. Les Seadas sont en effet un dessert typique de l'île chère à mon cœur.  Le nom du plat change en fonction de la partie de l'île où l'on se trouve, mais la recette reste toujours la même : de la farine, du pecorino frais et du miel. Originellement salées, et issues de la tradition pastorale, les seadas en devenant sucrées ont aussi diminué de taille, mais rien ne vous empêche d'en manger plusieurs ;-) 

Si vous avez déjà visité la Sardaigne, vous ne pouvez être passé à côté de ce dessert qui est certainement le plus connu (on le sert dans la quasi totalité des restaurants et des agritourismes). Dans leur version d'origine, c'est du fromage frais sarde (le Pecorino fresco sardo), mais comme il est presque introuvable j'ai fait une substitution qui, sans être identique, ne trahit pas le dessert d'origine. Au delà de son côté traditionnel, ce que j'aime particulièrement, c'est le côté surprenant de la rencontre du fromage filant parfumé au citron (petite touche de la maman de F.) et du miel normalement un peu amer pour ne pas cacher le premier goût. 
Essayez, c'est addictif ! 



Seadas sardes (Pour 4 personnes)
170 g de farine
1 oeuf
10 g de saindoux (ou de beurre)
300 g de Pecorino sardo (frais)
{introuvable si vous êtes en France, substituez le par de la tomme fraîche ou mieux, par un mélange 2/3 de tomme fraîche, 1/3 de scamorza}
1 citron
80 g de miel amer {en Sardaigne, on utilise du miel d'arbousier, mais sous des latitudes moins clémentes, le miel de châtaignier ou un miel de montagne fait l'affaire}
Une pincée de sel
De l'huile d'olive pour frire

Dans un grand saladier, tamiser la farine, la mélanger avec la pincée de sel et former un puits en son centre. Y casser l'oeuf et le saindoux (ou le beurre) à température ambiante. Bien mélanger jusqu'à l'obtention d'une pâte bien lisse. Former une boule, la recouvrir et la laisser reposer une demi heure dans un lieu frais.

Râper le fromage et le mélanger au zeste du citron. 

Déposer la pâte sur le plan de travail et l'étendre finement au rouleau à pâtisserie. Détailler des cercles d'un diamètre d'environ 8 à 10 cm. Sur la moitié des disques, étaler le fromage puis les recouvrir de l'autre moitié afin de former un petit chausson. Bien presser les bords afin que les seadas ne s'ouvrent pas à la cuisson.

Faire chauffer une grande quantité d'huile. Lorsqu'elle est très chaude, plonger les seadas (pas plus de 2 en même temps) et les faire dorer en les retournant de temps en temps.

Les sortir du bain de friture et les déposer sur du papier absorbant. Les servir immédiatement recouvertes de miel chauffé au bain marie.

samedi 6 avril 2013

Cornetto chocolat et amandes

Le Croissant, un grand classique de la cuisine française... Mais en réalité, on en trouve aussi ailleurs, sous des formes un peu différentes. En Italie par exemple, le petit-déjeuner au bar (une véritable religion pour certains) s'accompagne le plus souvent de "Paste" (des viennoiseries ou des pâtisseries, pas des pâtes ;-) et la plus consommée reste le "Cornetto", le jumeau transalpin de notre croissant. Jumeau, mais pas totalement car les amateurs de croissants au beurre bien classique risque d'être fort désappointés... D'une part parce que la pâte est très sucrée, mais surtout, dans la majorité des cas ils sont fourrés (au chocolat, à la confiture, à la crème vanillée...). 
Donc la première fois que j'ai mangé un croissant en Italie - en bonne chauvine - j'ai fait la moue en disant que véritablement, les bons croissants étaient ceux que l'on mange en France... Comme je regrette depuis que je suis privé de petit-déjeuner "Cappuccino / Cornetto" au bar ! Surtout parce que en réalité, le produit en lui même est totalement différent, il était donc inutile de chercher une similitude avec mes habitudes. Et j'ai appris à véritablement apprécier les Cornetti italiens :-)

Donc quand j'ai reçu de la part de Sophie du blog La Conque d'Or un cadeau qui comportait notamment des amandes de Sicile, je me suis dit que j'allai cuisiner quelque chose de français puis quelque chose d'italien.
Et en réalité, j'ai choisi de lier les deux ;-)

Croissants chocolat et amandes
Croissants chocolat et amandes (pour 4 grands croissants)
Pour la pâte feuilletée :
125 ml de lait
20 g de sucre
5 g de beurre
225 g de farine type 55
3 g de levure de bière séche
Une pincée de sel
125 g de beurre de bonne qualité (surtout avec le taux d'humidité le plus bas possible)

Pour la garniture :
50 g de chocolat noir de bonne qualité
30 g d'amandes entières
20 g de crème fraîche 

Pour les rayures au chocolat (facultatives) :
2 cs de cacao en poudre
1 cc d'eau

La veille, préparer la pâte feuilletée. En le protégeant avec du papier sulfurisé, étaler les 125g de beurre avec un rouleau à pâtisserie afin de former un carré d'environ 10x10 cm puis le réserver au frigo.

Dans un grand saladier, verser la moitié de la farine mélangée avec le sel, puis la levure préalablement diluée dans un peu de lait tiède, le sucre, les 5 g de beurre coupé en dés et enfin le lait. Bien mélanger en ajoutant petit à petit le reste de la farine. Mélanger jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Couvrir le saladier avec un linge et laisser reposer pour au moins 3 heures à température ambiante (la pâte doit au moins doubler de volume).

Sur le plan de travail fariné, déposer la pâte et l'étendre jusqu'à obtenir un carré d'environ 25x25 cm. Disposer en son centre le beurre bien froid, de manière à ce que le carré soit positionné comme un losange (un des angles du carré doit être orienté vers le haut). Plier la pâte sur le beurre afin de bien le recouvrir complètement (et pour éviter qu'il sorte par la suite). Étendre la pâte contenant le beurre avec le rouleau à pâtisserie, toujours face à soi (jamais sur les côtés) pour obtenir un rectangle trois fois plus long. Le replier en pliant d'abord la partie basse qui sera ensuite recouverte par la partie haute. Recommencer l'opération en tournant la pâte de 90° (c'est aussi ce qui permet d'obtenir le feuilletage). Faire une empreinte avec deux doigts (pour se souvenir du nombre de tours effectués). Recouvrir la pâte avec du papier film et la mettre au frigo 30 minutes.

Répéter l'opération au moins deux fois, toujours en tournant la pâte de 90°. Il faut faire en tout 6 tours). Les deux derniers tours devant être effectués juste avant d'utiliser la pâte, c'est à ce moment qu'il est possible de la congeler (ou de la laisser au frigo jusqu'au lendemain matin). Pour les 4 croissants, seule la moitié de la pâte est utile.

Après le dernier tour, laisser reposer la pâte 30 minutes avant de l'utiliser. 

Étaler la pâte feuilleté et y découper quatre très grands triangles d'une longueur représentant au minimum le triple de la largeur.

Dans un bol, casser le chocolat et le faire fondre au bain marie. Une fois le chocolat fondu, le laisser légèrement refroidir puis le mélanger à la crème liquide. Bien mixer les amandes afin d'obtenir une poudre grossière et la mélanger au chocolat.

Préchauffer le four à 200°. Pour faire les rayures au chocolat, mélanger le cacao en poudre et l'eau afin d'obtenir un mélange assez épais, à la consistance presque sirupeuse. A l'aide d'un pinceau, badigeonner délicatement mais généreusement les bords du triangle (seulement ceux des côtés). Laisser sécher quelques minutes puis retourner les triangles (comme ça les rayures seront à l'extérieur). 

Sur la base des triangles, déposer une grosse CS de mélange à base de chocolat et rouler vos croissants délicatement. Les disposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. 

Enfourner pour au moins 15 minutes à 200°. Dégustez-les à peine sortis du four.

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Per la VERSIONE ITALIANA, potete leggere la ricetta sul sito Chez moi à Bordeaux QUI.

lundi 1 avril 2013

Tiramisù

S'il y a une chose que j'aime par dessus tout, c'est le tiramisù (et en plus ça rime :-)

Les histoires autour de l'origine de ce dessert (qui signifie littéralement "remonte-moi") sont nombreuses et toutes divergent, même au niveau de son origine géographique. Mais qu'il soit vénitien ou toscan, qu'il ai été créé pour le duc de Toscane Cosme III de Médicis ou pour les Vénitiennes qui le consommaient avec leurs amants le soir, le Tiramisù reste LE dessert italien par excellence, au point que certains pensent que c'est le seul... 

C'est un dessert familial, très simple (un des premiers desserts que j'ai préparé dans ma phase italomaniaque à l'adolescence) et qui se prête à toutes les variations. C'est bien pour cela que chacun a sa recette ;-) 



Tiramisù (pour 8 petites parts)
5 gros oeufs extra-frais
500 g de mascarpone
24 à 26 biscuits à la cuillère (des savoiardi)
5 cs de sucre
1 grande tasse de café très serré (mieux si vous le faites avec une moka)
Cacao amer en poudre

Séparer les blancs des jaunes. Dans un saladier, battre les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Y ajouter le mascarpone et bien mélanger. A part, battre les blancs en neige bien ferme. 

Incorporer la préparation à base de jaune d'oeuf avec les blancs montés en neige en mélangeant très délicatement afin de ne pas faire redescendre les blancs.

Dans le plat, déposer une très fine couche de préparation au mascarpone et la recouvrir de biscuits à la cuillère rapidement trempés dans le café tiède (il ne doit pas être trop chaud afin que les biscuits ne s'effritent pas). Recouvrir de mascarpone puis à nouveau de biscuits à la cuillère trempés dans le café et enfin d'une nouvelle couche bien épaisse de mascarpone. 

Laisser reposer au réfrigérateur pendant au moins deux heures (le mieux, c'est d'attendre une nuit). 

Avant de le servir, saupoudrer généreusement de cacao en poudre. 

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